Témoignages

Nous souhaitons également vous faire partager ici, les témoignages de personnes ayant vécu des expériences positives ou négatives à leurs 50 ans et plus. Si vous souhaitez nous faire part de votre expérience, n’hésitez pas à nous communiquer votre témoignage sur cette page !

Comments

  1. j’ai 62 ans infirmière en soins depuis 34 ans je viens de trouver retrouver un emploi temporaire d un mois en laboratoire comme infirmière de prélèvement en attendant d’embaucher une fixe dans ce domaine pas sympa …cette façon de faire

  2. Dernier arrêt 50plus? Pas avec nous. C’est le temps de bouger!

    Initiative Populaire Fédérale « LPP » – « du travail au lieu de la pauvreté »
    https://volksinitiativebv.wixsite.com/info/francais

    voir aussi : http://pages.rts.ch/la-1ere/programmes/on-en-parle/08-11-2016#8115255

    Le plus important pour l’instant est de signer l’Initiative et d’informer les plus possible d’autre gens, qui sont dans la même situations!

    Merci

  3. Bonjour tout le monde,
    J’ai un peu lu tous les commentaires pour me faire une idée, ce que je remarque d’après ces derniers ce sont les discriminations flagrantes à l’embauche. comme demandé de la part des RHs votre dernier salaire c’est interdit dans le droit du travail section de la candidature à l’embauche :
    « Les questions relatives à la vie privée du candidat sont, en principe, illicites. Il en résulte par exemple qu’un employeur n’a pas le droit de demander à un futur employé quelles sont ses opinions politiques, s’il est endetté, s’il est marié, s’il vit en union libre ou encore quelles sont ses tendances sexuelles. L’employeur ne peut pas non plus s’enquérir de l’affiliation syndicale du candidat. »
    Et ce n’est qu’une partie de ce qu’un employeur n’a pas le droit de demander à un futur candidat, je pense qu’il serait temps de créer une association concrète de la défense des travailleurs en Suisse, et qu’elle soit directement impliquée dans les débats et les décisions politiques concernant l’emploi en Suisse, pour exemple les décisions prises avec l’EU, la libre circulation (ou aucun travailleur n’a eu son mot à dire) et l’emploi ce qui a généré la votation du 9 février 2014 et qui n’a toujours pas été appliquer de la part de nos conseillers fédéraux, a part peut être la pseudo loi du 1 er juillet 2018 qui ne sert strictement à rien et que ne modifie en aucun cas, la manière dons les employeurs profitent de la situation à l’embauche.

    Cordialement

  4. Bonjour à tous,
    Voici ma lettre ouverte aux nouveaux élus du Grand Conseil Genevois:

    Madame, Monsieur,
    Je vous écrit concernant ma situation en tant que suisse résident à Genève depuis plus de 22 ans, étant à la recherche d’un emploi et ayant passé un temps considérable et insupportable à la charge de l’aide sociale.

    Pendant 8 ans – avec beaucoup de gratitude – chaque mois j’ai apporté tous les documents demandés. Je me lève tous les jours le matin, rarement plus tard que 7h ; je m’occupe à chercher ou me créer un emploi, à m’informer et à m’instruire, sans que tout ça résulte en un emploi ou revenu hors de l’aide sociale. Je constate que mes assistants n’ont jamais la capacité de me diriger vers un emploi, même à temps partiel et malgré mes demandes, mais en revanche s’occupent bien de mon « dossier ». Or je ne suis pas un dossier mais un être humain ! L’humiliation constant, et l’indignité permanant me sont devenues insupportable. Outre, je me demande si cette situation est conforme aux principes républicains.

    Je vous rappelle que l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que, « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. »

    Comme vous le savez, à Genève nous subissons un taux de chômage de 5 à 6% en permanence et il y a aujourd’hui 70’000 personnes dépendant de l’aide sociale. Ainsi, la République de Genève est honteusement en flagrant violation de droits de l’homme.

    J’ai appris par la presse écrite que un rendez-vous à l’Hospice Générale coûts 600 CHF ! Une de mes assistants m’a communiqué un somme d’un million de francs suisse par semaine ! Ainsi, un revenu de base inconditionnel à la place d’une aide sociale surveillée, humiliante et vaine pourrait engendrer une économie importante à la collectivité.

    Faute d’un travail, je vous demande de instaurer à Genève, et dans le plus bref délai, un revenu de base universel et inconditionnel avec effet immédiat. Je souligne que pour les 50 et + ceci est un urgence !

    En espérant que vous réagiriez de manière constructive et positive pour tous, et en restant entièrement disponible, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sentiments distinguées.

  5. Bonjour à tous,

    J’ai connu votre association par le biais du Télétext de la télévision Suisse Romande hier soir. Du coup j’ai consulté votre site, mais aussi visionné en Replay l’intervention de Monsieur Schneider-Amman dans laquelle il précise que seuls les absents ont tort, en l’occurrence votre association ainsi que d’autres ayant refusé de participer à cette table ouverte que vous avez qualifié, à juste titre à mon sens, de « farce ».
    Lorsque qu’un conseiller fédéral et ex-président de la Confédération qui a été la risée de la presse ou de la télévision mondiale suite à son allocution sur le rire générateur de bonheur, on croit rêver….
    Je pourrais en écrire des pages sur le sujet, étant à 54 ans « bénéficiaire » de l’aide sociale. transbahuté de service social en ORP, en centres ORIF, en CRTO et autres stages débiles destinés à justifier le salaire de pseudos formateurs et à la misérable allocation allouée aux quinquas dans ma situation.
    C’est scandaleux!

  6. Bonjour,
    Je suis Suisse, 58 ans, employé de commerce et suis en fin de droit. C’est vraiment le parcours du combattant pour retrouver un emploi, ne serait-ce qu’un entretien. Nous n’avons même pas la possibilité de pouvoir défendre nos chances. Et les réponses reçues sont toujours les mêmes. Malgré l’excellence de votre dossier, notre choix s’est porté sur un autre candidat qui correspondait mieux au profil recherché. De plus, les entreprises nous mettent des bâtons dans les roues pour postuler. Chaque entreprise a sa manière, fichiers PDF limités, (réinscription complète sans pouvoir télécharger vos documents existants) ce qui nous empêchent de pouvoir transmettre notre dossier complet. Quand vous arrivez en fin d’inscription et que vous devez mettre votre date de naissance et que tout beugue. Ou alors votre dossier reste en suspens tant que votre candidature n’a pas été traitée (mon dossier est bloqué depuis 2016 après 5 postulations pour des emplois différents). Je n’ai pas envie d’aller au social, ne suis pas malade, je veux juste un job. C’est dégoûtant d’être traité de la sorte alors que je travaille depuis l’âge de 16 ans, que j’ai fait mon armée. Merci la Suisse.

  7. Bonjour à tous,
    C’est doublement réjouissant pour moi d’avoir trouvé ce site et de pouvoir faire part de mon expérience à des personnes qui sont dans un cas similaire.
    A 49 ans et je sonde l’idée d’entreprendre un master en traduction, parce que ma formation – histoire de l’art – ne me permet pas d’accéder au monde du travail (avec trois masters et un doctorat, j’ai pu obtenir un seul poste sous-payé en CDD en 7 ans après la thèse: incroyable mais vrai). Je n’arrive pas à intégrer un autre domaine, parce que mes compétences sont jugées soit trop élevées soit hors sujet, donc insuffisante. Je passe les détails sur le caractère destructeur de ces expériences sur la durée: je pense que vous me comprenez.
    Il se trouve que je parle 6 langues (4 au niveau LM) et que j’aime ce domaine, donc la reconversion dans la traduction me paraît une évidence. Mais pour être à peu près sûre d’avoir un job (les séniors rament toujours, c’est connu), je me dirigerai vers le droit et la traduction technique (médical, science, etc.), ce qui n’a en vérité pas grand chose à voir avec l’art. Et ce qui me fait peur: d’une part la sécheresse du domaine juridique, et surtout la constance que cela implique: encore étudier me gonfle un peu, quelques part, même si quelques part ailleurs je suis curieuse et aime apprendre. Mais surtout je n’ai personne qui puisse me soutenir tout au long de cette formation qui, soit dit au tournant, dure quand même 3 ans. Est-ce qu’il y a des gens sur ce site qui entreprennent également des études universitaires et qui souhaiteraient entamer un contact plus suivi avec quelqu’un qui se trouve dans la même situation ?
    Meilleures salutations,

  8. J’ai 57 ans, et je suis à la recherche d’un travail depuis 2 ans comme conseillère en cosmétique, avec pas mal des années d’expérience ou décoratrice d’intérieur, mais pas de succès a l’instant, j’ai déjà envoyer plus de 100 candidatures répondu par des annonces, accompagne avec une joli lettre de motivation toujours, et malgré sa, tous les réponses étais NON.
    Quand j’étais plus jeune j’ai vu la facilite pour mes recherches de travail, et je trouve pas juste de pas employer quelqu’un avec la expérience comme moi pour exemple et a la fin les années passent et on deviens un peu décourage avec les recherches d’emploi! J’aimerai être engager dans les années à venir pour pouvoir prendre ma retraite en beauté.
    Merci si ça peut aider!

  9. Bonjour,

    Je suis a la recherche d’un travail de secrétaire médicale polyvalente ou autre travail avec formation j’ai travaille principalement en temporaire pour élever mon fils j’ai terminé une mission en me disant que je ne tapais pas assez vite (nouveau programme, nouvelles voix) le travail de secrétaire médicale est l’accueil, répondre au téléphone, aider a résoudre les problèmes des patients, j’ai fait un cours de mathématiques spéciales pour moi le raisonnement est prioritaire au manuel je suis prêté à apprendre encore un autre métier malgré mes 55 ans mais encore travailler pour éduquer mon fils de 15 ans voilà autrement un dépression va s’installer et je ne veux pas imposer cela a mon fils un travail entre 50 et 100% avec raisonnement. Plus jeune j’ai travailler a la correction des erreurs de paiement dans une assurance maladie j’ai adoré ce travail. Merci d’avoir lu mon témoignage et j’attends des propositions pour sortir de ce trou noir.

  10. Lorsque l’on est au chômage, on insiste pour que nous puissions trouver une autre « case » où aller. On fait les diplômes, on s’engage, et sur le terrain, si l’on n’a pas les 2 à 3 ans d’expérience, et bien, on nous embauche pas. Je pensais même qu’en Suisse Romande, les employés parlant l’allemand étaient protégés, et bien non, eux aussi sont apparemment touchés. Je suis né à Genève, fait toutes mes études à Genève, je suis hyper qualifié, et la Suisse nous abandonne.
    Je me lance à mon compte et en février 2018, si ça ne marche pas….

  11. Nous avons tous fait les même constat :

    des parcours différents, des compétences différentes, mais le constat est là, si l’un ou l’autre finira par décrocher un contrat ou l’autre à des conditions… ? le problème ne disparaît pas… la société actuellement n’est pas prête à vouloir sortir de ses petits cadres bien prédéfini, soit !

    Par contre chacun de vous à des richesses intellectuelles, humaines et un savoir faire…. Seul(e) s’est compliquée… mais unis cela représente un immense potentiel pour créer quelque chose de nouveau… je suis sur que certains y ont déjà pensé comme je l’ai fait, j’ai une partie des idées et vous les autres…

    Créer de nouvelles solutions, nous en avons l’expérience et la maturité, c’est probablement unis que l’on fera bouger les choses

    Une idée que je lance comme un caillou dans la marre….

  12. Mesdames, Messieurs,

    Me trouvant dans la même situation que vous, plus de 50 ans, et avec un métier de niche, j’ai décidé de lancer une chaîne de « Télévision » diffusée sur les réseaux sociaux (projet pour l’instant). Une télé faite par des gens de plus de 50 ans et qui ont envies de faire évoluer les mentalités au travers de débats et reportages. Que vous soyez ou non de l’audiovisuel, je recherche des personnes désireuses de s’investir dans cette aventure. Pas de salaire, mais la satisfaction de faire passer le message. Vous désirez en savoir plus, contactez-moi, je vous répond avec plaisir (seulement si plus de 50 ans ! )

    Cordialement

  13. Bonjour,
    Je suis un suisse qui a vécu plusieurs années à l’étranger, je suis rentré en 2006. J’ai été chanceux de travailler dans deux grandes sociétés de télé-communications. Dans une j’avais un contrat fixe (mal payé) et dans l’autre un contrat temporaire qui a duré presque quatre ans. Cela veut dire que depuis que je suis rentré en Suisse je n’ai pas trouvé la stabilité professionnelle que je m’y attendais. Je parle quatre langues couramment sauf l’allemand que j’apprends gentiment chez moi par internet.
    L’ORP qui à mon avis ne sert pas à grand chose pour la ré-insertion professionnelle ne m’a payé un cours car je n’ai pas le « niveau minimum ».
    J’ai travaillé dans l’hôtellerie (je suis fils d’hôtelier 4* en Equateur), j’ai travaillé dans le tourisme réceptif donc j’ai une vaste expérience dans l’accueil et le service à la clientèle.
    J’ai suivi toutes les mesures que me proposait l’ORP et le Centre Social afin de retrouver un job. J’ai trouvé que j’étais à côté de la plaque chaque fois. Je ne sais plus quoi faire… Je dépends de la rente-pont que reçoit mon épouse qui travaille dans deux endroits mais son salaire est petit. Je ne supporte plus cette situation.
    Une nouvelle opportunité de stage « non rémunéré » se m’est présentée à la fin de l’année dernière pour trois mois… à la moitié du stage avec tout l’effort produit, le responsable m’a dit qu’en fait il n’avait pas besoin de mes services mais j’ai tenu bon et je finis le stage bien avec tous… J’ai compris ce que les entreprises aiment c’est faire « travailler gratuitement »…
    Donnez-nous une opportunité de retourner au travail ce n’est pas trop demander.
    Merci et meilleures salutations.

  14. Bonjour,
    J’ai 54 ans. En plus de mon diplôme en administration publique, je suis détenteur d’un Doctorat en Sciences Économiques et Sociales de l’Université de Genève. Malgré toutes ces qualifications, pendant plusieurs années, j’ai occupé un emploi sous-qualifié dans l’administration publique comme commis-administratif. J’ai du démissionné après avoir décroché un emploi correspondant à mes qualifications dans le système des Nations-Unies, ou j’ai travailler pendant 26 mois. Inscrit au chômage, je n’ai pas pu toucher les indemnités après le refus de la caisse, car j’avais travailler à l’étranger et le siège principal de l’institution étais hors de Genève. Dans mes recherches, mes interlocuteurs me jugent trop qualifié et ne trouvent pas comment me placer dans les emplois correspondant à mes qualifications dans l’administration ou dans le secteur des ONG. Que faire?

  15. Bonjour,
    Pour sortir de cette situation il faut identifier les causes majeures, puis imaginer des actions correctives.
    • Il n’y a pas assez d’emploi
    • Les 30-40 n’embauchent pas les 50-60 (équivalent parents)
    • Les compétents sont moins manipulables
    • Le métier-expérience est entré en récession
    • Les préjugés « moins dynamique » et « santé altérée »

    Maintenant, il s’agit de se mettre en confrontation constructive.
    Quelles sont les mesures compensatoires (formation, marketing, quota 55-65, …)

  16. Bonjour,

    Ce site est finalement assez déprimant.

    Je suis dans la même situation que vous tous depuis 15 mois (50 ans), et je ne vois ici que des témoignages horribles, si j’avais encore un espoir avant de lire ces lignes, il est désormais fortement abîmé.
    Mais il a le mérite d’expliquer les choses comme elles sont, et c’est vrai, la situation n’est pas facile pour les quinqua en recherche à Genève.

    Pourtant, lorsque je vois l’immense savoir-faire et expérience que tous vos témoignages montrent, le fait que vous, employés qualifiés, soyez prêt à travailler pour le même salaire qu’un jeune, je comprends difficilement pourquoi les employeurs s’entêtent à ne pas en tenir compte.
    Si j’étais employeur, je me dirais qu’un quinqua au sein de mon entreprise s’emploierait certainement au bien de ma société, alors qu’un jeune ambitieux pourrait facilement prendre des décisions qui servent cette ambition, au détriment des intérêts de ma société.
    Nous avons tous vu cela dans notre vie professionnelle, n’est-ce pas ?

    Je comprendrais que cet employé quinqua sera en principe beaucoup plus fidèle que l’autre, qu’il saura prendre des initiatives justes sans que j’ai besoin d’être derrière lui, etc. Je pourrais vous donner milles raisons d’employer un quinqua plutôt qu’un jeune, selon le cas.

    Imaginez le potentiel qu’aurait une entreprise qui emploie des quinqua en grand nombre, dans la qualité du service rendu. Toutes ce petites choses cachées que font les employés qui sont autant de rouages informels faisant tourner l’entreprise, sont sublimées par l’expérience.

    Alors pourquoi ne veulent-ils pas de nous ?

    Malheureusement les employeurs aujourd’hui sont frileux, ils sont conseillés par des soi-disant spécialistes de l’humain qui n’ont en réalité aucun savoir-faire, outre celui de ne pas « prendre de risque » dans le processus d’engagement.

    Ajoutez à cela le nombre incalculable d’offres qu’un recruteur doit traiter pour chaque poste ouvert, ceci notamment en raison de l’attractivité de la place genevoise auprès des ressortissants européens, et vous comprendrez vite qu’un être humain qui doit filtrer 200 CV en une matinée n’aura de cesse de trouver des raisons d’en éliminer un maximum, afin d’en garder 5 qui seront étudiés dans le détail. Les recruteurs sont gavés de CV comme un enfants gâtés à Noel.

    Et dans les paramètres éliminatoires, malheureusement, il y a l’âge, c’est facile, c’est en haut du CV, dès qu’on voit 45 ou plus, on met de côté le CV, ça permet d’aller plus vite.

    A Genève, l’emploi c’est comme le logement, il y a un tel gouffre entre les besoins exprimés et l’offre proposée, que le marché est faussé, plus de place pour le raisonnable.

    Reste à imaginer des solutions comme les suisses savent le faire, par exemple trouver un moyen de promouvoir en premier lieu l’emploi local, ou encore inciter les entreprises à engager des quinqua du Grand Genève en proposant des aides financières.

    Ou alors il faut créer une agence qui offres les services de quinqua aux entreprises, mais qui compense un peu les soit-disant pertes qu’impliquent un tel engagement, une telle agence pourrait être subventionnée, elle aurait un rôle social.

    Il nous faut trouver la clé qui permettra aux employeurs de retourner leur point de vue, ou sinon nous nous retrouverons vite à Genève dans une cité dortoir peuplée d’EMS, nourris par le travail des quelques locaux qui auront encore la chance d’y avoir un emploi.

  17. Hmmm, la même chanson depuis des années.
    Mais comment voulez vous résoudre le problème de la discrimination si cela est inscrit dans le système ? Et le système ce sont des lobbys, manque d’opposition politique, tous qui se partagent le gâteau…
    Cotisations des assurances et LPP discriminatoires /en fonction de l’âge /, non respect de la constitution puisque c’est le seul pays au monde /civilisé et occidental/ ou l’on puisse mettre le crotter de l’âge dans les annonces ! On engage un jeune étranger et on me vire – la réponse du service de l’emploi ? faites un procès devant les prud’hommes ! OK, sauf que là aussi, un de rares pays qui limite le montant des prétentions à 6 mois ! Tout est fait pour rendre l’employé esclave de sa situation, avoir peur, et c’est cela le but. Donc causer sur internet c’est bien, mais nous vivons dans une dictature administrative et sans changer le système de la démocratie suisse /démocratie apparente mais des classes et des lobbies/ , rien ne va changer. Je suis sceptique, c’est vrai, car les gens se laissent culpabiliser, c’est toujours la faute à celui qui se fait licencier, l’employeur doit rien prouver, même pas la viabilité par ex d’un licenciement économique, pour engager ensuite moins cher, et cela est légal ! Que voulez vous faire ? Rien. Puisque personnifiera manifester dans la rue, aliénés tous comme nous sommes ici.

  18. Bonjour à tous,

    En lisant tous ces témoignages, j’en ai la larme à l’œil. Je suis moi-même dans la même situation, sans issue. Un et demi de recherches, de rendez-vous sans suite et parfois sans même une réponse. Comme quoi les entreprises d’aujourd’hui n’ont même pas la délicatesse de vous répondre après un entretien, c’est affligeant. J’ai 54 ans et comptable, belle profession… J’aimerais changer de voie, mais c’est difficile aussi de trouver. Se mettre à son compte reste la seule issue, mais là aussi il faut galérer, surtout dans l’économie actuelle. Donc il faut puiser dans ces ressources, on n’est pas tellement soutenu dans ces moments-là. La Suisse ce beau pays…

    Essayons de garder un cap, un espoir aussi, qui sait, la chance est peut-être avec nous.

  19. Bonjour,

    En juin 2015 je vous écrivais quelques lignes sur mon parcours, que vous pouvez encore lire ci-dessous. Aujourd’hui, après une année de recherches et de chômage, mon droit va s’éteindre dans quelques jours.
    Je reviens sur ce site (que je trouve nécessaire et utile) et j’ai l’impression que la sauce a de la peine à prendre.
    Vous ne comprenez pas ?
    Je m’explique.
    Quelle est l’intention de ce site :
    – Se plaindre ?
    – Critiquer sans rien proposer ?
    – En vouloir au modèle de société auquel nous avons participé,
    sans forcément nous préoccuper de celles et ceux qui, à l’époque,
    avaient 50 ans et plus ?
    – Se regarder le nombril et se dire que de toute façon, vu notre âge….

    J’avais l’impression (peut-être à tort) que ce site se voulait être un lieu de partage constructifs avec des hommes et des femmes (qui souffrent, oui n’ayons pas peur de le dire) qui veulent continuer à croire à leur valeur (non pas professionnelle) mais humaine.
    Vous savez celui ou celle que l’on voit tout les jours dans le miroir qui n’est ni cadre, ni senior, ni CEO, ni CFO, ni CCO, ni CIO, ni CTO, ni CISO, ni CSO, ni COO ou CNO (ouf je peux respirer).
    (Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur ces abréviations, je vous invite à vous rendre à cette adresse : http://www.europeanlists.com/european-c-level-executives-email-database-mailing-lists.aspx)

    Je disais donc un lieu de partage constructif, motivant et qui nous permette de nous encourager mutuellement.

    Je reviens donc sur mon idée de créer une antenne romande où l’on pourrait faire un « Café 50etplus » dans lequel on partagerait nos états d’âmes et nos idées pour rebondir.

    Je suis à disposition pour celles et ceux que cela motiverait aussi et me réjouis déjà de vos prochains commentaires et propositions.

    Salutations à tous et courage.
    N’y a-t-il pas une vie avant le travail, pendant le travail et aussi après le travail ?

  20. Je suis à la recherche d’une nouvelle opportunité depuis un long moment.
    J’ai été licenciée pour raisons économiques durant une phase de crise et depuis, j’ai enchaîné des missions de moyenne à courte durée avec plaisir et ce, dans plusieurs domaines.
    Je reste déterminée à trouver un emploi stable et qui me permette d’être non-seulement active et indépendante mais reconnue comme salariée, mais aussi comme FEMME.
    Être au service social n’est pas une chose facile moralement et je me refuse de rester ainsi.
    Aidez-moi, je vous en prie.

  21. Les mesures d’aides à l’emploi sont des arnaques.On me propose de travailler en Programme d’Emploi Temporaire à 100%, à un poste de responsabilité, pour une administration qui ne me paiera pas mais ne m’emploiera pas non plus. Le niveau d’études requis est un master et j’ai un master 2. C’est de l’exploitation? Et je ne parle pas des stages pour lesquelles leseul argument est de toucher des indemnités de déplacements et des frais de repas. L’ORP se soucie que je ne meurs pas de faim?
    Quant aux AIT que mon conseiller ORP me conseille de proposer, ça ne change rien. 2 ans de recherches actives d’emploi, quelques gains intermédiaires sous payés et sous qualifiés, et dans 2 mois je suis en fin de droit!
    Et nommée « Senior ». Argh! Dur à entendre. je ne suis pas morte que diable!!!

  22. Bonsoir à vous Tous,

    je suis touchée et émue par vos mots et je vous souhaite vraiment à vous tous de reprendre votre vie professionnelle.

    Moi après presque 2 ans, j’ai eu le « coup de chance » un CDI de rêve mais tellement attendu que quand on m’a dit que c’était OK j’ai mis 2 jours à m’en remettre.

    Après il a fallu faire à nouveau ses preuves, reprendre des marques et surtout m’enlever cette peau de « chômeuse ».

    Moi cela sera mon dernier travail car je vais vers mes 46 ans et j’en ai entendu de toutes les couleurs pour avoir ce JOB et avec l’âge qui avance (et j’en ai pas honte) il me reste qu’à m’accrocher…..

    Par contre, et je parle pour moi c’est fini de faire 10 heures de travail, par jour, de faire des heures suppl., d’aider sans arrêt les collègues; ce n’est plus pour moi. Aujourd’hui je suis plus ferme et plus « gentille » avec moi; ma santé et MOI passeront en premier.

    Je vous embrasse et vous salue

  23. J’ai 48 ans, Suissesse, très qualifiée et expérimenteée (diplôme universitaire, 5 langues dont l’anglais, le français et l’allemand) mais je ne suis pas de langue maternelle française – je m’excuse d’avances pour mes fautes d’orthographe.
    J’ai travaillé 10+ années à Novartis comme cadre, j’avais un travail fixe à responsabilité avant la naissances de mes enfants.
    J’ai arrête pour 2 ans et demie pour la famille en 2004 (car je n’ai pas obtenu un temps partiel) et quand je voulait y retourner en 2007 (l’année de l’entre en vigueur de la libre circulation) on m’a repris – mais comme temporaire et (mal) paye a l’heure – j’y ai passe 4 ans et demi – sans qu’on me propose un contract fix malgré mes postulations…
    Ils ont engage des Français, Russes, Australiens, mais pas moi (après y avoir travaille 8+4 ans dans les postes de responsabilité et ayant largement prouve mes capacités).
    J’en ai eu assez, j’ai démissionne de mon poste de « temporaire bonne à tous faire » et je me suis mis à la recherche d’un emploie fix depuis cette année (2014) et je n’ai encore rien trouvé – même pas un poste temporaire ailleurs…
    Il me semble qu’il y a une énorme discrimination envers les gens 45+ déjà – je n’ose même pas imaginer que-ce que ca peut devenir après 50+ ans…
    Il faut se mobiliser et se faire entendre – il faudrait qu’on apparaisse a la tele et dans les journaux – nous sommes « les dommages collatéraux » de la mauvaise politique de prévoyance, de la libre circulation des personnes et de l’égoïsme des entreprises.
    Pourquoi un entrepreneur/RH engagera-t-il un « senior » quand il peut se servir (comme dans un supermarché) de la bonne marchandise fraiche et bon marche des jeunes du monde entier qui veulent venir dans ce pays de cocagne (voir le chômage des jeunes européens qui est 70 %…)
    Pourquoi cherchent-ils tous des « talent »?
    Pourquoi des honnêtes et bons travailleurs locaux ne leur conviennes pas?
    C’est +/- acceptable de faire venir les spécialistes etc si on en trouve pas ici (et encore – pourquoi on en forme pas assez ici) – mais pour les jobs conventionnels il y un énorme reservoir ICI (50’000 chômeur sont spécialistes selon les statistiques).
    Il est simplement inadmissible qu’il y a tant de chômeurs dans un pays de presque « plein emploie ».
    Je remercie le créateur de ce site de nous avoir laisse l’opportunité de nous exprimer.

  24. A toutes les personnes qui seraient actuellement au chômage, ATTENTION ! Si vous travaillez pendant votre délai cadre, faites bien inscrire que c’est un GAIN INTERMEDIAIRE, que cela ne diminue pas votre délai-cadre.
    Mon mari a cru bien faire en travaillant 6 mois en tant qu’employé. Après ce temps, il a été licencié à nouveau = 6 mois de moins de chômage = il a pu faire une croix sur les 200 et quelques jours qui lui restaient.
    Il s’est retrouvé du jour au lendemain sans rien.
    Sur Genève, les Emplois De Solidarité sont saturés. EDS auquel vous n’avez droit qu’une seule fois dans votre vie.
    Il faut compter 5-6 mois – avec de la chance – pour décrocher un CDI d’EDS qui vous assurera un bon CHF 3370.00/net/mois si vous êtes cadre. C’est mieux que rien, mais il faut y arriver et pendant ce temps il faut vivre.
    Impossible de retrouver un poste « honnête » (ils nous poussent au travail au noir – tout le monde y perd !)
    Hospice : si vous n’avez plus rien (vendez votre voiture, manger toutes vos économies)
    Si on continue dans ce système, c’est une bombe à retardement.
    Quand tous les chômeurs mis à pied pour cause d’âge trop avancé (50-60 ans) grignotent leurs biens, qu’en sera-t-il lorsqu’ils arriveront en âge d’entrer dans un EMS ? C’est encore une fois l’état qui devra passé à la caisse.
    On en sort pas. Nous allons tous être des assistés…oui, mais qui payera ?

    Tout cela à cause d’une LPP au taux défavorisant les aînés.
    Et si on la mutualisait ? Un taux unique pour jeunes et vieux ?
    On a réussi à mettre sur pied cette LPP, on devrait pouvoir la modifier. Je ne suis pas assez calée pour orienter cette idée, peut-être un des lecteurs ?
    A réfléchir et à suivre.
    Cordialement à tous

  25. Bonjour,
    J’ai 52 ans (révolus) et je suis touché par tous les témoignages que j’ai pu lire. Il me semble lire entre les lignes un sentiment d’injustice lié à un manque de reconnaissance pour tout ce que nous avons accompli jusque là. Je me trompe ? En tout cas, c’est ce que je ressens en ce moment et il est vrai que le constat est douloureux. Trop expérimenté, trop cher,etc.
    Si l’on part du principe que le savoir-faire et le savoir-être sont le propre de cinquantenaire ou plus comme nous le sommes, alors force est de constater que ces deux compétences vont toujours plus disparaître des entreprises et qu’elles seront (d’ailleurs ne le sont-elles pas déjà ?) remplacées par la productivité, la compétitivité, la flexibilité, les heures supplémentaires et les menaces de licenciement.
    Je suis profondément convaincu que nous avons encore et toujours notre place dans l’économie. Je suis également convaincu que c’est l’union de toutes nos compétences, de nos savoir-être et savoir-faire qui sont capables de faire la différence, ce, jusqu’à Berne.
    Il serait d’ailleurs intéressant, pour ceux qui le souhaitent, d’organiser un « café 50 et plus » afin d’en débattre ensemble et de voir, concrètement comment agir, ensemble.
    Bon courage à chacun d’entre-vous (et à moi aussi) pour la suite et au plaisir d’une prochaine lecture ou une prochaine rencontre.

    Cordialement

  26. Je suis aussi complètement révoltée. Je suis rentrée à ma patrie après avoir passé 6 ans aux Etats-Unis en travaillant pour une radio. Je n’ai JAMAIS pris un jour de congé maladie de ma vie. La semaine passée j’ai eu 50 ans et je me BATS pour trouver un travail car si je dois terminer ma vie à l’Hospice je sombrerais dans le noir car j’aime travailler et je ne veux passer ma vie à être oisive. J’ai plein d’expérience à offrir aux employeurs et en plus…je ne prends jamais de congé maladie, je suis fiable, fidèle. flexible et discrète.

  27. Considérant que dans 10 ans 60% de la population aura plus de 50 ans et qu’actuellement les entreprises ne veulent pas engager car nous sommes simplement vieux, je me demande ce qui va se passer, les politiques s’en foutent ( eux ils ont du travail) et les services sociaux sont bien impuissants face à cette situation qui semble actuellement insoluble. Je suis révoltée.

  28. Je ne comprends plus notre système…
    La vie devient de plus en en plus dure pour un grand nombre de personnes qui se sont investis des années à un travail et pour X raison doivent y mettre un terme précocement. Quelle souffrance quand on est la fleur des belles années et que notre expérience est débordante. Offrez nous la chance sur le marché de l’emploi… Notre savoir compte avant qu’il soit trop tard. On aime transmettre… on aime apprendre… on aime évoluer et être à la hauteur. Respectueusement à vous tous.

  29. Cinquantaine encore dynamique, deux diplômes universitaires, un certificat fédéral, parlant plusieurs langues et ayant travaillé avec enthousiasme toute ma vie professionnelle en tant que responsable de communication. Depuis 3 ans en recherche d’emploi, vivotant: de mesures diverses du chômage dont certaines visent à mesurer mon « employabilité » estimée comme « bonne », alors que paradoxalement le « vrai travail » s’éloigne toujours plus…, de travail associatif, de missions, d’une ré-orientation professionnelle.
    Les spécialistes RH débusquent rapidement le »chômeur de longue durée », que s’est-il passé, Madame, depuis 2012 ?
    Eh bien, Monsieur le RH, la crise, le rétrécissement du marché de l’emploi et probablement mon âge sont passés par là.
    Je n’ai pas encore baissé les bras après plus de 400 réponses négatives. Lors de certaines candidatures, j’ai proposé l ‘ARE (mesures diminuant mes charges salariales pour mon futur employeur de 50% durant deux ans) et toujours rien de fixe.

    Et comment va le moral, Madame ? Comme une robe classique dans une boutique de seconde main. Après une ultime démarque ARE à 50%, la robe n’a toujours pas trouvé preneur – C’est clair qu’il doit y avoir quelque chose de suspect sur le cintre – puisque personne ne l’a encore prise !

    Heureusement, je me marre bien quand j’entends nos politiques marteler que nous travaillerons jusqu’à 67 ans++.
    En voilà un projet professionnel motivant: passer encore 15 ans à rechercher un emploi – car tous les 50+ le savent l’étiquette « chômeur d’une décennie » est un USP très porteur auprès des patrons et des entreprises !!

  30. J’ai 55 ans et voilà 13 années que je cherche un emploi. Plus de 2000 demandes pour une petite centaine de réponses négatives mais très polies et deux rendez-vous sans suite…
    Si j’ai pu tenir jusqu’à il y a peu, c’est grâce à des capacités versatiles et un statut légal d’indépendant, mais après une naissance inattendue , ayant à soutenir mon épouse handicapée, je n’ai plus pu investir mon temps dans les contacts et ma clientèle, crise oblige, qui se raréfie.
    Question compétences, j’ai pourtant des atouts rares: comme dessinateur en bâtiment CFC, j’ai d’abord un apprentissage manuel de forgeron-mécanicien puis des études au niveau du brevet de technicien son. Ceci sans parler d’autres expériences qui me rendent capable, par exemple, de produire des illustrations ou des dossiers de présentation. Je m’exprime aussi, parlé et écris, de très bonne façon en anglais…

    Mais rien! Je suis « trop qualifié » ou « pas adapté au poste » ou « ne correspond pas au profil », en bref, même si je peux faire mieux qu’un concierge, je ne peux pas obtenir le travail parce que je n’ai pas la « formation »!
    Ce que personne n’invoque jamais, c’est le préambule la constitution qui n’est ni respectée par les patrons « suisses », ni par nos organes d’état.
    Nous devrions tous nous mettre ensemble, avec nos compétences et savoirs-faire, on devrait pouvoir y arriver, pour créer une « structure de concurrence » aux employeurs jusqu’à qu’ils perdent suffisamment de part de marché et qu’ils s’en plaignent. Ensuite, le discours serait assez simple: vous voulez arrêter de perdre? Facile! Engagez-nous!

  31. Qu’ajouter à ce qui est déjà bien démontrer dans les témoignages ci-dessus. Espoir usé, persévérance élimée par un état qui vous broie sans état d’âme au travers d’une administration inutile et impuissante à aider les chercheurs d’emploi. Mon époux très qualifié et indispensable, c’est retrouvé de l’autre côté de la « barrière » et du jour au lendemain celui qui ne pouvait prendre plus d’une semaine à la fois est devenu inutile, surqualifié : Bref trop vieux…
    Dur pour le moral, pour l’estime de soi, pour garder la tête haute.
    Je le soutiens et l’encourage. Pour rechercher un emploi, je devrai sûrement devenir mamy de jour ou femme de ménage (j’ai 61 ans je suis un dinosaure sur le marché du travail) et pourtant il n’y a pas si longtemps nous faisions tourner le monde.
    Courage.
    Je veux garder courage et y croire encore.

  32. Bonjour à tous et toutes! mais plus particulièrement à Yvette chez qui je me retrouve totalement.
    52 ans, j’ai démarré dans la vie professionnelle en faisant les marchés et comme serveuse. Un parcours également compliqué et maman  »chef » de famille avec 2 filles en études sup. Ma soif d’apprendre fait que je n’ai jamais arrêté de me former. Assistante administrative pour la filiale d’un géant de la pharma j’ai perdu mon emploi fin 2013 à la suite d’une restructuration. Ces 4+ années ont été fabuleuses tant sur le plan professionnel qu’humain. Je ne dis pas que la période actuelle est facile ou qu’il n’y a pas de frustrations, mais je suis de loin d’avis qu’il est nécessaire de se tourner vers l’avenir – plutôt que resasser -. Et comme Yvette j’envisage l’idée de me metre à mon compte.
    Après être sortis d’un mouvement où nous relevions rarement la tête, je crois que ces moments difficiles sont là pour nous obliger à réinventer notre place dans la société.
    Bonne chance à vous!

  33. Informaticien de 60 ans avec un long CV et des expériences en Suisse, en France et en Afrique dans les services, l’industrie, la banque, l’administration.
    Les dix dernières années l’ont été pour l’Etat de Genève en délégation via des sociétés de service, et la crise a réduit les missions et les opportunités ont quasi disparu.
    Je suis au chômage depuis plus de deux ans, j’ai eu beaucoup d’entretiens, mais aucun n’a abouti et je ne perçois plus aucune aide financière, je vis sur mes économies et la retraite est encore loin.
    Je tente de rebondir en montant ma structure d’assistance informatique autour de la plateforme Apple (http://aucoeurdumac.tel) et cela ne démarre pas trop mal, mais tout doit être réinvesti dans la pub, les petites annonces et j’en passe…
    J’ai heureusement une grande créativité et j’écoute les autres pour ne pas m’épuiser non plus tous azimuts, et je suis profondément optimiste.
    J’espère pouvoir élargir le champ d’activité de ma structure dans les prochaines semaines, mais il faut toujours innover et se montrer humble, à l’écoute des clients et sans arrêt se remettre en question.

  34. Informaticien, 50 ans cette année, avec un CV long comme ça… Mais j’ai beaucoup de mal à me relancer sur le marché du travail depuis 4 ans. Je pensais être au top, mais hélas!…

    Plusieurs raisons viennent immédiatement à l’esprit :
    – l’informatique va vite, trop vite. Bof! j’ai suivi pas mal de cours récemment et des certifications qui me placent en haut des compétences recherchées. Enfin, je crois…
    – je ne sais pas me vendre correctement. Re-bof! Il me semble que mes entretiens se passent bien. Pas d’anicroches, ni d’erreurs de casting. Mais, souvent c’est « vous êtes super, mais… »
    – trop cher. Re-re-bof! Puisque c’est démontré, annoncé, répété : nous autres sommes prêts à certains sacrifices pour nous mettre au même niveau que la concurrence… Il existe des mesures pour accompagner les seniors (cf. AIT en canton de VD).
    – trop vieux. Ben voilà! Peut-être sous ce constat générique, qui ne dit pas vraiment ce que cela recouvre, se cache un non-dit qui tiendrait du racisme anti-sénile…

    Je n’ai pas de solution toute faite, mais je pense qu’il va falloir sérieusement innover pour trouver notre place. Ou bien, émigrer…

  35. Je travaillais pour une société américaine en tant que Finance Manager et j’ai été licencié à l’age de 58 ans en 2008. Je n’ai plus jamais retrouvé de travail et ai dû encaissé mon maigre 2ième pilier. Depuis, je fais des petits boulots. Comme je vis en région de Zürich, je suis en compétition avec des jeunes étrangers européens. tel que Allemands de l’Est, Roumains et Bulgares. La compétition est féroce et les salaires sont relativement élévés même pour ces jeunes. Quand on me dit que je coûte trop cher, je rigole. Les jeunes de 35 ans à CHF 175’000, coûtent aussi chers, en fond de pension (supplémentaires, frais médicaux payés par le société et j’en passe).

    Je suis hyper-active, flexible et me tiens à date sur tout. Je travaille plus qu’un jeune sans expérience et on me dit que je suis trop vieille. En fait, je coûte moins cher parce j’ai l’expérience et suis compétente, rapide et accepte de travailler à moins cher. Malgré tout, je travaille que 4-6 mois par année quand j’arrive à trouver du travail.

    La retraite n’est pas pour moi, car je n’ai pas assez d’AVS et plus du tout de 2ième pilier. Cependant, je ne plains pas pour le moment, j’adore travailler!

    J’espère qu’un jour va cesser cet eugéunisme qui prévaut et qu’on va enfin apprécier la maturité et un peu de sagesse.

    J’espère que ne mettra plus les « séniors » à la casse comme c’est le cas depuis 20 ans et que les employeurs (et HR!) vont se réveiller, qu’à force de licencier les séniors et remplacer que par des jeunes, on va droit dans le mur.

  36. Bonjour,

    Votre analyse m’intéresse. Et si les histoires de coûts supplémentaires, de fragilité, etc. n’étaient que des bobards? Et si le vrai problème était (aussi) qu’à nos âges nous acceptons moins volontiers de nous laisser marcher sur les pieds? Nous appartenons à une génération que l’on a essayé de conditionner pour en faire des souris grises. Encore aujourd’hui, « ça le fait pas » sur la scène de l’emploi quand on sait ce qu’on se veut, sans agressivité bien sûr, mais dans la bienveillance et en s’affirmant en douceur.

    J’ai cinquante-cinq ans, j’ai à mon actif un parcours compliqué mais jalonné de belles réussites. N’ayant jamais cessé de me former et après avoir conduit mes deux filles jusqu’au Bachelor HES (j’étais mère cheffe de famille), je réussis plutôt bien comme indépendante depuis une douzaine d’année. C’était nécessaire pour me faire une place au soleil parce que, paraît-il, j’ai mauvais caractère (une femme, surtout de ma génération, n’a pas DU CARACTÈRE ET DES COMPÉTENCES, mais elle a MAUVAIS CARACTÈRE ET UN BESOIN PATHOLOGIQUE DE RECONNAISSANCE…. Ce n’est pas un gag. On me l’a dit.) Je suis entrée à l’université en automne dernier, parce que j’ai encore soif d’apprendre et parce que je suis certaine que je peux encore apporter beaucoup à la société et à l’économie. Bonne chance à tous. Je nous croise les doigts.

  37. Je viens de tomber sur votre site, qui correspond en tous points à mes propres conclusions. Je suis également au chômage, 57 ans. Disposant des compétences du coach et de formateur d’adultes ( 2 Master et 1 Ba), je mets volontiers mes compétences au service de votre démarche. Je suis également spécialiste pour identifier et « déconnecter » les nombreux effets négatifs qui entament le savoir-être d’un demandeur d’emploi.

  38. J’ai pu m’en sortir en changeant de métier, par une nouvelle formation. Mais encore aujourd’hui, je ne travaille qu’à 20% et sur appel.

    Si l’âge apporte l’expérience, il a l’inconvénient que nous coûtons plus chers en cotisations sociales.

    Nous devrions suivre l’exemple des pays nordiques qui ont résolus le problème par le système du parrainage dans les entreprises qui fait que les vieux servent à former les jeunes qui vont les remplacer. L’état ayant décidé que toute personne licenciée après 45 ans doit se voir payer un pont financier jusqu’à la retraite. Résultat des courses, dans ces pays, il n’y a plus de +45 ans au chômage.

  39. Merci pour votre initiative de nous mettre en lumière.
    Nous, les quincas, nous sommes des gens bien, expérimentés, fiables, entreprenants, adaptatifs, etc. Bref, nous avons toutes les qualités nécessaires pour l’entreprise, celle des autres et/ou la nôtre.

  40. Bonjour à tous
    Je viens de faire 57 ans, assistante sociale de métier, comme beaucoup d’entre vous je suis au RMCAS.
    En tous les débats on parle que des chômeurs, les personnes qui sont aux RMCAS sont quoi?
    Ha oui …… selon certains politiques on est des gens fragiles, par contre ils oublient de dire que certains de leurs services fonctionnent grâce aux contre-prestations (placement pour 1 voir 2 ans avec le même revenu du RMCAS … on a 50CHF par mois de plus question de motivation parait-il. Mais si on compte l’abonnement TPG 70CHF pr mois, on doit mettre de l’argent de notre poche.
    On a exactement le même cahier de charges et les mêmes responsabilités qu’une personne qu’a un poste fixe. Le plus intéressant c’est que quand il y a un poste à pourvoir il est donné à quelqu’un de l’extérieur.
    On est aussi placé en contre prestation dans des associations…et on fait le travaille que n’est pas fait par les services administratives …. Parfois (souvent) même ou de défendre et corriger des erreurs commis par ces mêmes services. Mais on est ** fragile** pour un poste fixe ….Trouvé l’aberration.
    On accepte ces contre- prestations (pas trop le choix non plus) pour ne pas perdre nos acquis, pour être dans le **coup** et justement de ne pas devenir des gens fragiles et qui en profite ? L’état
    Nos politiciens se souviennent de nous les **fragiles** quand il arrive le moment de votations. A ce moment ils se donnent la peine d’aller dans les associations pour discuter avec nous de leurs programmes, faire des promesses qui sont oublié aussi tôt.

  41. Bonjour,
    Je viens de rentrer dans ma soixantième année. Je sors d’une période de chômage de 2ans. Mon droit a pris fin le 31.05.2013. Malgré les nombreux courriers envoyés durant 2 ans, en particulier aupres des organismes de l’etat, les téléphones aux entreprises et mon réseau, je n’ ai pas trouvé de travail dans le domaine administratif.
    Suivant l’avis de mon conseiller au chômage, j’ ai fait une demande d’ARE, sur Genève, et je proposais dans mes lettres de candidature, cette alternative intéressante à la fois pour l’employeur et pour moi
    Malgré tout, je n’ai pas eu une seule réponse positive.
    J’ ai retrouvé un emploi, a 80% dans la restauration, grâce à un ancien employeur qui a bien voulu reconnaître la valeur ajoutée que je pouvais apporter à son restaurant, mais ce n’ est pas vraiment ce que j’aurais aimer faire à mon âge.
    Enfin je garde espoir que les choses vont changer et en tout cas c’est encourageant de savoir que des gens se mobilisent pour que les choses avancent.

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